Ils racontent leurs expériences de N.D.E



vidéo ils racontent leurs EMI

.Paulette Guillaume 

"Je suis partie. Je me suis élevée du sol, j'étais bienheureuse. Je montais, je montais"... Si c'est ça partir, c'est merveilleux".En 1992, Paulette Guillaume raconte son expérience de mort imminente survenue cinquante ans plus tôt en Algérie après une électrocution. Une expérience très agréable qui lui a fait voir la vie et la mort différemment.
Existe-t-il une vie après la vie ? Que se passe-t-il quand votre cœur cesse de battre et que plus aucun signe vital n'est détectable dans votre cerveau ? C'est une grande question que la science essaye d'élucider depuis plusieurs décennies. A la fin de ce témoignage. Evelyne-Sarah Mercier, anthropologue explique : "On a reconnu que ça existait… mais la science n'apporte pas d'explication… Ça ne veut pas dire qu'il y a une vie après la mort".
Car ce phénomène n'est pas isolé, en effet, depuis que les techniques de réanimations se sont améliorées, de plus en plus de rescapés de la mort relatent un voyage extraordinaire qui se déroule dans les premiers instants du décès.
Dans les faits, entre 6 et 20 % de personnes ayant subi un coma ou un arrêt cardiaque racontent avoir vécu une expérience de mort éminente (EMI) ou Near death experience (NDE) en anglais.
Quelque soit leur origine sociale, leur profession. Qu'ils aient la foi ou qu'ils soient athées, les voyageurs de l'au-delà décrivent presque toujours la même expérience : le corps qui se soulèvent au plafond et quitte la pièce, la traversée d'un tunnel à une vitesse vertigineuse, la rencontre avec des êtres chers défunts, la revue de vie, jusqu'à l'union à une source lumineuse remplie d'amour… puis le retour contraint dans le corps physique et ses souffrances.
Si chaque "thanatonaute" n'expérimente pas forcément toutes les étapes de ce périple astral, chacun revient avec la certitude que la mort n'existe pas. Après cette expérience, la peur de la mort disparaît. Chaque explorateur de l’au-delà entame une profonde mutation spirituelle qui n'est pas facile à vivre dans une société matérialiste. La peur de l'incompréhension, voire de l'internement les contraint encore trop souvent au silence... Voilà ce qu'expliquent Patrice Van Eersel, journaliste et Jacqueline, qui a vécu une EMI, au micro de Laure Adler en 1995. Laissons-leur la parole… bien que, comme beaucoup le soulignent, les mots manquent pour décrire de telles sensations.

Nicole DRON

"Je me suis retrouvée au plafond et j'étais très étonnée de voir mon corps allongé..."

Elle   témoigne à son tour de l'EMI qu'elle vécut après une hémorragie, à l'issue de son accouchement. Elle avait 26 ans, son coeur s'est arrêté pendant 45 secondes :"Je me suis retrouvée au plafond et j'étais très étonnée de voir mon corps allongé en dessous sur la table d'opération et de voir à 360°… J'ai vu une lumière au loin et j'ai été propulsée à une vitesse vertigineuse vers cette lumière". "Je suis rentrée dans la lumière et c'était une substance d'amour"

"J'ai quitté le monde matériel et je me suis retrouvé dans un état immatériel"

Robert Richard subit une opération cardiaque au cours de laquelle il se décorpore.  J'ai quitté le monde matériel et je me suis retrouvé dans un état immatériel. J'avais l'impression d'avoir compris beaucoup de choses, plus de douleurs, plus de corps à supporter. J'avais le sentiment de ne pas être seul… On s'occupait de moi, mais comme c'était un peu long, j'ai pensé au bloc opératoire et rien que d'y penser, j'y étais…". Là, il observe une machine qui ressemble à celle qu'il utilise à son travail et reconnait avec humour avoir craint que dans l'au-delà on soit aussi "obligé de travailler bien qu'on soit un pur esprit"…Depuis, sa vie a complètement changé. Personne n'a cru à son récit. Il a donc décidé de se taire pour qu'on ne l'envoie pas voir un psychiatre… Puis le docteur Olivier Debas, auteur d'une thèse sur les expériences, dites de mort imminente au cours des syncopes d'origine cardiaque, évoque la sensation de bien-être rapportée par de nombreux patients. 

C'était l'ivresse, je n'avais plus mal."

1993. Yves Godard, fait une décorporation à la suite d'une grave crise d'asthme. "J'ai senti dans mon corps comme un craquement d'os et j'ai vu une boule extraordinairement blanche qui tournait sur elle-même. Elle tournait autour de moi et semblait rire de moi. Je suis parti à une vitesse rapide dans le noir. C'était l'ivresse, je n'avais plus mal. Il n'y a pas de mots dans le dictionnaire pour dire à quel point on est heureux. Je me suis stabilisé et j'ai aperçu une statue avec un voile gris, derrière des faisceaux lumineux. Je suis revenu au-dessus de mon corps dans l'ambulance, puis à l'hôpital, il était brillant, puis plus rien… je me suis réveillé à l'hôpital…"  "J'ai traversé le corps d'un médecin."

1993. Emmanuelle, 14 ans

 restée 18 jours dans le coma à l'âge de dix ans suite à un accident de voiture témoigne à son tour. "Je me suis divisée, je me suis parlée à moi-même comme si je parlais à quelqu'un que je connaissais, comme à un ami. J'ai traversé le corps d'un médecin et j'ai vu comment il était structuré…"  A la suite de son EMI, elle a eu des visions, des prémonitions et a vu la pesée des âmes qu'elle n'étudierait que plus tard à l'école…